Par Joie Des Mots
Par Fabrice Nicolino
Ce n’est qu’un signe parmi des milliards d’autres. Le signe en tout cas que l’esprit public se contente d’inepties. De billevesées, sornettes et coquecigrues, qu’on pardonne mon usage des synonymes. Alors même que la pensée vive devrait se concentrer sur l’essentiel, et cet essentiel ne saurait être autre chose que la crise écologique, elle se perd dans les sables du désert de l’intelligence. Regardez, oui regardez bien la photo ci-dessous, tirée d’un article de Libération de ce 12 juillet 2012.
Ce journal, né en 1973, avait alors pour bannière : « Peuple, prends la parole et garde
là ». Aujourd’hui, voici comment débute l’article qui accompagne la photo : « Qu’on se le dise : Jean-François Copé a déjeuné hier avec Nicolas Sarkozy.
Opportunément alerté, un photographe de l’AFP a surpris le secrétaire général de l’UMP sur le chemin de ce rendez-vous, auquel s’était joint Brice Hortefeux, gardien du
temple sarkozyste ».
Un journaliste professionnel de l’AFP a donc, sur ordre bien sûr, attendu Copé sur un trottoir parisien, après arrangement avec son staff pour régler les questions
d’horaire. La photo publiée aurait pu être prise deux ans avant, cinq ans plus tard, sans que rien n’en soit changé. Elle dit à la perfection le vide dans lequel nous acceptons tous de vivre.
Jusqu’à cette fausse distance prise par le journaliste de Libération, qui tente sans y parvenir de nous faire croire qu’il n’est pas dupe. Eh si ! il l’est. Il est la
dupe que l’on espérait, et il nous prend du même coup pour ses pigeons. En quoi il a raison.
Attention les yeux : le 14 juillet,
dans le cadre de l’entretien télévisé coutumier du président de la République, il est question que François Hollande aborde la question du tweet que sa nana, Valérie
Trierweiler a envoyé en juin au candidat « dissident » de La Rochelle, Olivier Forlani. Je n’en dors plus.
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