Par Joie Des Mots
Ce mercredi 15 mars, les institutions européennes promeuvent, notamment par la voix de Marion Lalisse, nouvelle coordinatrice de la lutte contre la haine anti-musulmane, la Journée contre l’islamophobie. Discours en arabe, promotion du hijab, sensibilisation à l’islamophobie… Tous ces récents signaux témoignent de l’influence grandissante de l’islam radical à Bruxelles. Sous couvert d’antiracisme, de valorisation de la jeunesse musulmane et d’actions humanitaires, des associations islamistes parviennent à décrocher d’importantes subventions européennes. Selon l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, spécialiste du sujet et interrogée par Le Figaro, ces financements s’élèveraient « à hauteur de dizaines de millions d’euros ». Parmi les ONG concernées, Islamic Relief (Secours islamique) tire son épingle du jeu, avec près de 40 millions d’euros de subsides européens reçus en une quinzaine d’années. Et ce, malgré des liens troubles entre l’association et les Frères musulmans.
Antisémitisme, terrorisme et Frères musulmans
Fondé en 1984, Islamic Relief, organisation caritative musulmane, agit au niveau international auprès des « populations vulnérables ». En Syrie, Turquie, Bosnie-Herzégovine… l’association vient en aide aux personnes touchées par la famine, les phénomènes naturels ou le manque d’instruction. Derrière cette vitrine bien lisse, Islamic Relief fait face, depuis plusieurs années, à de nombreuses polémiques. En 2020, Tayeb Abdoun, ancien dirigeant de l’association, était accusé d’antisémitisme. La même année, le Times révèle que Heshmat Khalifa, autre membre éminent de l’ONG, était contraint de démissionner après avoir qualifié les Juifs de « petits enfants de singes et cochons ».
À ces scandales s’ajoute la proximité présumée entre Islamic Relief et les Frères musulmans. Comme l’explique Kamal el-Helbawy, ancien membre de la confrérie, dans le livre The Closed Circle : « Les dirigeants d’Islamic Relief sont des Frères musulmans. » Une affirmation réfutée par l’ONG, et ce, alors même que l’un de ses cofondateurs, Essam el-Haddad, a été conseiller du président égyptien Mohamed Morsi, membre notoire des Frères musulmans. D’autre part, le gouvernement fédéral allemand, en avril 2019, considère que l’antenne allemande de l’association entretient « des liens personnels importants avec les Frères musulmans ou des organisations qui leur sont liées ». Plus grave encore, Israël, tout comme les Émirats arabes unis, soupçonnant Islamic Relief de faire partie du système de financement du Hamas, classe l’ONG sur sa liste des organisations terroristes.
https://www.bvoltaire.fr/les-dangereuses-subventions-europeennes-accordees-a-lhumanitaire-islamiste/
14 millions d’euros en six ans

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