Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Durant les trente glorieuses de 1945 à 1975, le Système mercantile, productiviste, fondé sur la loi du marché, de la croissance purement quantitative fit illusion. Il amena l’élévation du niveau de vie, l’amélioration matérielle de l’existence, les progrès relatifs de la science et de la technique sources de bien-être et de guérisons, l’espoir de ce que la condition des hommes de demain serait meilleure que celle des hommes d’hier. En ces années-là, la réforme était de « gauche ». Elle signifiait augmentation des revenus, garanties et Droits nouveaux, performance des services publics, générosité de la puissance publique, protection accrue de l’individu.
Le « macronisme » synthétise parfaitement les deux visages du Système : le cosmopolitisme de l’argent pour les affaires et le populisme éructant pour les moins avertis, les moins développés, ceux qui croient que le peuple confine à la bêtise. Cette droite thatchérienne parle anglais et start up en ville, vénerie chez les ploucs. Bref, l’Histoire balbutie et les peuples se préparent bien des déconvenues. Être antisystème consiste à changer les règles du jeu en unissant la liberté et la justice sociale, les impératifs écologiques et la constitution d’une nouvelle élite fondée sur le mérite, l’utilité commune, alors que l’oligarchie actuelle est spéculative, mafieuse, nocive et incestueuse avec la classe politique qu’elle finance.
Gérard Charollois
Altermonde-sans-frontières

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog