Par Joie Des Mots
La France aura fait semblant jusqu’au bout.
Comme un bataillon qui avance sous la mitraille, comme le rocher qui roule au gouffre, comme une cinquantenaire lancée dans sa dernière joute amoureuse, la vieille France qui n’espère plus rien mais persiste à faire front, et espère encore, dans le sacrifice de ses enfants perdus, espère plus la rédemption que la sauvegarde, pleure et rit, gronde et soupire, déclame puis se tait.
La France dans un dernier combat, qui se souvient de Rameau et de Racine, d’Hugo et de Ravel, de Trenet et de Debussy, de Dard et d’Audiard aussi.
“Pauvre France” disaient nos chers Anciens pour un rien.
Que diraient-ils aujourd’hui ?
J.-M. M.
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