Par Joie Des Mots

[...] et le pied de cette femme lui apparut
comme un inestimable joyau de chair.
La disposition harmonieuse des cinq orteils
déployant leur délicat éventail depuis le pouce jusqu’au petit doigt,
le rose des ongles qui ne le cédait en rien aux coquillages
qu’on ramasse sur les plages d’Enoshima,
l’arrondi du talon pareil à celui d’une perle,
la fraîcheur lustrée d’une peau
dont on pouvait se demander
si une eau vive jaillissant entre les rochers
ne venait pas inlassablement la baigner…
Jun’ichirō Tanizaki
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