Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
De Rodilhan ou Maubourguet à Sivens, c’est la même stratégie. Le gouvernement Valls utilise, d’une part, la police d’État et, d’autre part, des nervis pour éliminer la contestation écologiste. La police verbalise les réfractaires à la torture des taureaux et au barrage des maïssiculteurs. Les fascistes cassent de l’écologiste, en totale impunité. Dans les villes aux arènes sanglantes, les militants opposés à la corrida ont été violentés, injuriés par des tenants du loisir franquiste sans qu’aucun agresseur ne soit jamais inquiété par les forces de l’ordre partisanes, au service des adeptes de la tauromachie, comme le serait une milice.
Pacifiques, les militants de la cause animale sont déférés devant les tribunaux correctionnels pour avoir osé « manifester sans déclaration préalable », infraction perpétrée quotidiennement par divers groupes sociaux, sans aucune poursuite judiciaire. À Sivens, pour expulser les occupants du site naturel, après avoir employé les brutalités policières à l’origine de la mort, le 25 octobre dernier, de Rémi Fraisse, le pouvoir laisse agir des commandos agro-fascistes munis de barres de fer, de bâtons et autres armes qui, avec la tacite autorisation de l’État, sans déclaration préalable d’une manifestation, frappent, écrasent les mains des objecteurs,les déshabillent, brisent leurs voitures sans que la force dite républicaine n’intervienne, autrement que pour placer en garde à vue les « zadistes ».
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