Par Joie Des Mots
Plébiscité par les coursiers de San Francisco pour sa légèreté et son faible coût d’entretien, le vélo à pignon fixe fait désormais un tabac dans les capitales européennes. Et les filles ne sont pas en reste ! La preuve avec Caroline (que l’on a suivie en vidéo dans les rues de Paris) et Clémence, accros au bitume et fans de fixie.
« Un jour, je me suis fait doubler par un type avec un vélo bizarre, c’était un fixe orange fluo. » Voilà comment, il y a cinq ans, Clémence, piquée dans son orgueil de reine de la petite reine, a troqué sa bicyclette classique pour se convertir au pignon fixe. Pas de roue libre, pas de vitesse, pas de dérailleur, l’obligation de pédaler en continu et « une conduite offensive grisante ». Militante, cette productrice d’effets visuels et de films d’animation qui a toujours prôné la pratique du vélo comme mode de déplacement, est ravie qu’il se démocratise, quel qu’il soit. D’après elle, le Vélib’ y a beaucoup contribué. Son fixe, gris, sobre et solide, est son unique moyen de transport. Elle n’a pas le permis. À quoi cela lui servirait-elle, puisque « le fixe, c’est la liberté et l’autonomie » ?
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