Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Au temps de la guerre froide, de l’affrontement idéologique entre le « bloc communiste » et « le monde libre », l’Occident s’imposait la vertu. La liberté, brandie en flambeau attractif à la face des totalitaires, n’était pas un vain mot. Avec l’absence d’alternative immédiate, avec la victoire totale d’un camp, point n’est besoin de s’encombrer d’alibis vertueux. L’Occident ne célèbre plus guère qu’une seule liberté : celle d’exploiter (ils disent d’entreprendre).
La Chine et tous les autres furent d’excellents élèves qui, sur le terrain de la cupidité, de l’exploitation et de la compétition dépassent souvent le Maître. La France, après des lois mémorielles, propose une loi contre les fausses nouvelles en périodes électorales. La mesure se pare, comme toujours, d’une apparence d’opportunité et d’impartialité. De tous temps, des rumeurs infondées, parfois absurdes, parcourent l’opinion publique, se répandent comme une infection dans le corps social. Les ouvertures de l’expression offertes par Internet, réseau sur lequel le meilleur côtoie le pire, constitue un terreau propice au développement des mensonges, des impostures, des billevesées. Faut-il interdire le mensonge ou, plus souvent encore, la sottise et la crédulité ? Non.
Le législateur devrait se garder de mettre un seul doigt dans cet engrenage dangereux.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article40082

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