Par Joie Des Mots
Les vidéos qui tournent en bouclent permettent de documenter l'arrivée massive de migrants sur les plages de Lampedusa, ces derniers jours. On associait, jadis, ce nom chantant, presque exotique, à Giuseppe Tomasi, prince de Lampedusa, auteur du Guépard, qui prêta les traits de son oncle au prince Fabrizio Salina - le nom d'une autre île sicilienne. On a oublié tout cela, désormais : Lampedusa, pour tout le monde, est devenue le nom de la déferlante migratoire, soigneusement incontrôlée par les pouvoirs publics européens, qui s'abat sur une Europe vieille et fatiguée, qui a perdu sa pulsion vitale, n'a plus d'enfants et semble attendre l'annihilation (désormais tout à fait possible) comme une délivrance.
Dans ces vidéos, on voit des migrants expliquer leurs rêves : devenir footballeur, profiter des aides sociales françaises... Ce que l'on ne voit pas, en revanche, ou très peu - comme à chaque fois -, ce sont des familles. On observe que les bateaux sont pleins d'hommes jeunes, visiblement originaires d'Afrique subsaharienne (NOIRE !!!), mais on peine à distinguer, dans ces Zodiac™ bondés qui s'avancent, conquérants, vers des rivages d'où ils ne seront jamais expulsés, la présence de femmes ou d'enfants.
https://www.bvoltaire.fr/lampedusa-ou-sont-les-femmes/
https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-lampedusa-aveugle-solidarite/

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog