Par Joie Des Mots
Oui, s’il existait des démocrates à l’ancienne, capables d’aller choper au col tous ces salauds, eh bien, cela ferait une certaine différence. Mais sur ce plan-là aussi, rien n’est en vue. Les socialos sont ralliés à la bombe depuis Mitterrand l’atlantiste. Les ci-devant communistes ont toujours salivé devant la puissance de l’atome. Et la droite, n’en parlons pas. Mais c’est bien parce que nous sommes si faibles, si mous, si lâches que les puissants d’hier, d’aujourd’hui, de demain, peuvent continuer à mentir avec tant d’aplomb. Je sais que c’est facile à écrire. Je le sais bien. Et je sais aussi que ces mots dérisoires peuvent ressembler à de la bouillie masochiste pour les chats de ma défunte grand-mère.
Je sais tout cela. Mais mon désarroi est si grand, ce samedi finissant, que je ne peux m’empêcher. Certes oui, des craquements se
font entendre d’un bout à l’autre de notre vieux monde. Mais quand ? Quant tout cela deviendra-il un espoir véritable, planétaire, vivifiant ? Hier et aujourd’hui, nos gouvernants ont
pu installer en plein Paris leur Barnum de la Conférence environnementale. Désespérément attachés à leurs banquettes et strapontins, ces pauvres gens d’Europe Écologie-Les Verts ont fait semblant d’applaudir pour ne pas déranger leurs urgentes affaires de places. Cela va passer, mais un jour comme aujourd’hui, je me demande pourquoi
nous sommes si cons.
Fabrice Nicolino
Altermonde-sans-frontières
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog