Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
La seule grande querelle qui m’importe est celle du vivant. Je déplore l’indigence des élucubrations de ceux qui ramènent tout débat à des questions subalternes d’individus. Je ne goûte guère le « césarisme démocratique » , les gourous, les guides inspirés, les duci qui m’ennuient lorsqu’ils ne m’amusent pas par leur narcissisme mégalomaniaque.
Voter n’est pas un concours d’élégance, ni le choix d’un ami ou d’un gendre. C’est opter pour une société. Pour pérenniser le pouvoir des forces d’argent, le Système diabolise, dénigre, caricature tout réfractaire. Vous êtes nationaliste et remettez en cause le libre échange : Vous êtes un émule de Mussolini, un nostalgique de la guerre d’Espagne. Vous êtes pour la justice sociale, pour la mutation écologiste, pour la fin de la dictature de la finance : Vous êtes un ami de Castro, Mao, voire un kmher rouge, un dangereux extrémiste. Et voilà comment un néo-totalitarisme mou intoxique les citoyens et les manipule comme un troupeau sous contrôle.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article34354
J’appelle au sursaut, à l’insoumission, à la résistance, mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à dire à mon ami lecteur que la manipulation et l’imposture anesthésient trop efficacement l’opinion et que les chances d’en sortir demeurent faibles. Dommage pour l’arbre, l’animal et l’homme. Face à ces périls, soyons lucides, mobilisés, unis et si possible efficaces pour la grande mutation nécessaire.
Gérard Charollois

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