Par Joie Des Mots
Je danserai devant ce miroir, sans musique,
Tandis qu'un paravent dérobera mon corps.
Par la fenêtre éclose on m'épiera, dehors,
Quand tu n'auras de moi qu'une image pudique.
Car livrant aux passants ma nudité plastique,
Mes mains, sous leur reflet, cèleront ses trésors,
Et les attoucheront en gestes si retors
Que tes yeux les voudront manière de tunique.
Mais je compte qu'ainsi ton esprit pernicieux
Refera le chemin qu'ils ne voient point vicieux.
Plutôt comme un tableau empreint de romantisme…
Oui, j'espère qu'alors tu réinventeras
L'impure vérité, dans tout son érotisme,
Pour m'ouvrir d'un élan pervers, enfin, tes draps !
Loïs Margency
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