Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Nous apprenons que le préfet de l’Oise proroge les destructions massives de blaireaux, par arrêté pris après consultation obligatoire du public. Or, 77 % des participants à cette consultation préalable, à savoir 1 578 personnes, opinèrent contre ces destructions. Mais en ce pays, que valent les opinions majoritaires des citoyens, que peut la démocratie, que pèse la prise de conscience de la nécessité de préserver les espèces et de respecter l’individu animal ?
Les préfets soumis, les ministres lâches, les élus ringards s’avilissent devant le calamiteux lobby de la chasse française particulièrement obscurantiste et pour lequel tout animal doit être gibier ou nuisible. Si les Français pouvaient légiférer par référendum sur le loisir de mort, les petits politiciens inconsistants constateraient que la chasse est marginale et que l’immense majorité des contemporains souhaitent instaurer avec la faune un autre lien que celui de la tuerie systématique. Présentement, les débatteurs, les médias et leurs conviés à la parole publique, les décideurs et gouvernants aiment à disserter dans les nuages, colloquer, organiser de grandes conférences mondiales, tout en laissant perdurer sur le terrain, très concrètement, la destruction forcenée de la nature.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article35202

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