Par Joie Des Mots
Sa discrétion confine à l’absence. La plupart du temps, lorsqu’il accompagne le président, Pap Ndiaye en est comme réduit à faire de la figuration. Emmanuel Macron semble presque voler les mots de son ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Si bien qu’un an après sa nomination surprise Rue de Grenelle, l’un des postes les plus exposés du gouvernement, l’ancien directeur du musée de l’Histoire de l’immigration reste une sorte d’illustre inconnu dont on connaît le nom, mais dont on ignore les actions, sinon qu’elles n’ont pas permis d’enrayer l’effondrement de notre système scolaire. À tel point que, parfois, les mauvaises langues se plaisent à dire qu’il occupe un emploi fictif.
Ces critiques, le ministre ne les ignore pas. Mais son caractère équanime fait qu’elles glissent sur lui aussi sûrement que l’eau sur les plumes d’un canard. Imperméable à la critique, il l’est tout autant aux flatteries. Et, signe qu’il n’est pas totalement dépourvu d’humour, il a même rejoint avec Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, le “club des invisibles”, créé à l’initiative de François Braun,
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