Par Joie Des Mots
Par Philippe Bilger
J’étais prêt, la relaxe de Christine Lagarde prononcée, à écrire sur tout ce qui aurait dû la faire condamner. Apprenant contre toute attente qu’elle était déclarée coupable pour le délit de négligence, je vais mettre en évidence ce qui, à mon sens, a dû être pris en considération par la Cour de justice de la République - en espérant n’être pas trop éloigné de ses motivations essentielles.
Elle a certes bénéficié d’une relaxe partielle au sujet du choix de l’arbitrage, ce qui rend moins cohérente, irréfutable la décision de culpabilité à cause de l’absence de recours contre la décision arbitrale. Le ridicule d’une dispense de peine appliquée à de tels agissements au nom de la personnalité qu’elle a été, alors que précisément sa qualité aurait justifié une sanction sévère, n’effacera pas le sentiment de justice et le caractère de vérité suscités par sa mise en cause, aussi limitée qu’elle soit. On peut certes arguer d’une justice à deux vitesses mais Christine Lagarde était emmenée apparemment si triomphalement vers sa relaxe totale que la décision contraire apparaît déjà comme une victoire éclatante. Et c’est beaucoup.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article33249

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