Par Joie Des Mots

Partir sur les chemins noirs
signifiait ouvrir une brèche dans le rempart.
N’ayant en moi ni la violence du saboteur,
ni le narcissisme de l’agitateur,
je préférais la fuite.
Assis sur l’herbe dans la volute d’un cigarillo,
je disposais au moins du pouvoir d’oublier les écrans
et de m’hypnotiser plutôt du vol des vautours par-dessus les ancolies.
Sylvain Tesson
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog