Par Joie Des Mots
Par Jacques Littauer
L’impôt, c’est bon pour les pauvres, que l’on peut assommer à coups de TVA ou de CSG. Pas pour les banquiers ou les traders, ces grands pourvoyeurs d’emplois et de recettes fiscales, qui ne veulent pas qu’on prélève ne serait-ce qu’une infime partie de leurs immenses profits.
Cette fois-ci, les banquiers n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère (en argent). Prenant leur plus belle plume dorée, Jean-Claude Trichet, ancien patron de la Banque Centrale Européenne, Gérard Mestrallet, président d’Europlace et du groupe Engie, et Jacques de Larosière, ancien directeur général du FMI, ont écrit à François Hollande pour le prévenir que « plus de 70 000 emplois » étaient « susceptibles de quitter le territoire français » si la taxation des transactions financières actuellement discutée au sein de onze pays européens était mise en œuvre. Selon ces têtes pensantes de la finance, on aurait peine à imaginer « plus beau cadeau » fait à Londres, Amsterdam, Dublin ou au Luxembourg, qui ont refusé de s’associer au projet.
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