Par Joie Des Mots
La pêche était un métier très répandu autrefois ?
A la révoution, plus de la moitié des professions déclarées à Trentemoult sont liées à la pêche (j'avais une aïeule qui
réparait les filets). De Basse-Indre à Saint-Sébastien des documents indiquent que 200 à 300 familles en vivent. C'est difficile de donner des chiffres, car les pêcheurs ne sont pas recensés sur
la période qui nous intéresse : entre 1850 et 1950. Pour les trentemousins, c'est souvent une activité de début et de fin de carrière comme marin de commerce. Mais il y a des familles bien
connues, des dynasties de pêcheurs.
Que ramènent-ils dans leurs filets ?
L'alose, l'anguille, les civelles, du saumon, la lamproie. Le saumon qui remonte les cours d'eau était bien présent à
l'époque. Mais assez tôt les pêcheurs se plaignent de la raréfaction du saumon et du creusement du chenal. Par contre, dans les années 20, la civelle prolifère. C'est le plat du pauvre. On en
donne même aux cochons et aux poules. Pendant l'occupation, les allemands détruisent les barques des pêcheurs pour empêcher les traversées clandestines. Du coup, après la guerre, la pêche ne
reprend pas vraiment. Le fleuve est abîmé, le poisson ne remonte plus comme avant. La baisse de la ressource rend le métier plus difficile et du travail, il y en a ailleurs. Ce sera un tournant
dans la pêche de Loire, à Rezé.
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