Par Joie Des Mots
Il y a quelques jours Emmanuel Macron a fêté la septième année de son arrivée au pouvoir. La presse s’est arrêtée à cette date symbolique car elle évoque le septennat que Chirac avait troqué pour le quinquennat. Par pur opportunisme en raison de son âge. Décidément la famille politique de LR n’a cessé de trahir l’héritage du général de Gaulle. Et persiste et signe en matière européenne, puisque ses députés siègent et siègeront, s’ils passent la barre des 5%, au PPE, parti favorable à une Europe supranationale.
Un bilan désastreux
Le bilan du président de la République est évidemment désastreux pour la France. Peu lui importe en vérité car il n’y croit plus. Le système avait promis le chaos si Mme Le Pen était élue. Or une litanie désastreuse ponctue le « septennat macronien » : gilets jaunes, gestion ubuesque et liberticide de l’épidémie de COVID, réforme des retraites mal fagotée, émeutes dans les banlieues, crise agricole, immigration incontrôlée (de 2017 à 2023 274 630 titres de séjour en moyenne par an et depuis 2022, 321 023 en moyenne par an. Source observatoire de l’immigration), quartiers abandonnés au contrôle de cartels de la drogue, ensauvagement de la société, « Frères musulmans qui sont sur le point de franchir un point de bascule » en France (Darmanin, Europe 1, 6 mai 2024), augmentation de l’insécurité et de la délinquance (hausse de la plupart des indicateurs en 2023, homicides +5%, tentatives d’homicides + 13%, violences sexuelles + 8%, cambriolages + 3%, violences contre les forces de l’ordre +4,1%, plus de 15 000 policiers blessés en 2023... Vie publique), alignement sur les USA en matière de politique internationale, soumission servile aux oukases de l’Union européenne, crainte des réactions de « la rue arabe » sur notre sol, effondrement de l’hôpital public, déserts médicaux, baisse de la qualité de l’enseignement dans les classements internationaux, endettement de 3100 milliards d’euros, déficit public atteignant 5,1% du PIB en 2024 et qui devrait encore croître dans les deux années à venir, menaces sur l’épargne des Français, fardeau administratif et fiscal qui pèse sur ceux qui travaillent et créent de la richesse…
Nulle vision, nulle inspiration
A tout cela, il convient d’ajouter les propos présidentiels dépréciateurs à l’égard des Français qualifiés de « Gaulois réfractaires » qu’il a fallu « apprendre à aimer », ou encore le déni de la spécificité culturelle française (Lyon 2017, « Il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse ») et une étrange fascination pour la mort, qui se traduit par la multiplication des oraisons funèbres, l’euthanasie ou encore l’inscription dans la constitution d’une liberté d’avorter que nul ne menaçait. Ce lugubre personnage semble avoir une étrange jouissance à dégrader ce qui fait la France, sa culture, son histoire, son avenir. Transgression et provocation semblent être les deux moteurs de son action qui n’est qu’impuissance. Il joue « les fiers à bras » à propos de l’Ukraine mais a besoin de la béquille européenne, Ursula von der Leyen, lorsqu’il reçoit le nouvel empereur de Chine, XI Jinping, qui le regarde comme Raminagrobis regardait les plaideurs de la fable.
https://www.bvoltaire.fr/chronique-macron-encore-trois-ans-cest-long-tres-long-trop-long/

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