Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover

Pouquoi courir, nous arriverons toujours à temps ...

La mort et l’Occident

Par Gérard Charollois

Pour oublier le terme du voyage, le passager se distrait à remplir, contempler, faire et défaire ses valises. Le « libéralisme économique » tient lieu de drogue hallucinogène occupant les pensées et les énergies pour que l’humain n’ait plus à penser sa finitude. Comment accroître son revenu, son capital, quel nouveau modèle de voiture à acquérir, quel smartphone, quelle promotion professionnelle, quel placement spéculatif et quel voyage à entreprendre pour meubler la vie ?

 La société consumériste console l’homme-enfant par des bonbons et des jouets remplaçant désormais les opiums du peuple que furent longtemps les religions. Je ne dénoncerai pas ce consumérisme consolateur puisqu’il faut bien admettre que depuis toujours et encore pour assez longtemps, les humains ont besoin de se raconter des histoires, non pas à « dormir debout » mais à « tenir debout ».
Les mythes merveilleux, contes dignes de Papa Noël, les fables et fantasmes farfelus permirent aux hommes, durant des millénaires, de surmonter l’angoisse, apportant une réponse clé en mains aux interrogations les plus fondamentales. Avec les Lumières, les acquis des connaissances qui, tel un horizon, repoussent toujours plus loin les brumes mystérieuses des mythes, il fallait autre chose aux hommes du matérialisme et de la raison.

À défaut de mieux, la société contemporaine offre l’ivresse de la consommation, de la possession, de l’avoir et du faire, contraignant notre voyageur à s’occuper de ses bagages qui ne lui serviront à rien lorsqu’il parviendra au terme de son voyage.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article38805

 

Pouquoi courir, nous arriverons toujours à temps ...

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article