Par Joie Des Mots
En 2010 paraissait Fractures françaises (François Bourin Editeur). Le géographe Christophe Guilluy y analysait la recomposition sociale des territoires et des catégories populaires après quarante ans de globalisation. Il développe à nouveau cette étude dans un livre paru à la rentrée qui fait grand bruit, La France périphérique : comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion).
Le peuple a disparu des radars médiatiques. Écartés des quartiers populaires des grandes villes par les prix élevés de l’immobilier et la délocalisation vers la périphérie des activités industrielles, les ménages ouvriers et employés (mais aussi les retraités issus de ces catégories sociales) ont quitté les zones où se créent le plus d’emplois.
Elles ont également déserté les banlieues, non pas pour des raisons économiques puisque celles-ci profitent des dynamiques des grandes villes intégrées à la globalisation, mais pour des raisons culturelles. Sous la pression d’une immigration massive, l’ouvrier qui autrefois était le référent culturel du primo-arrivant s’est retrouvé minoritaire en son quartier, et a vu son environnement immédiat changer.
http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/La-France-peripherique-les-invisibles-sous-le-projecteur

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