Par Joie Des Mots
Par Gilles Debacq
Dans les réactions provoquées par le départ de Depardieu
en Belgique, on entend beaucoup de remarques du genre "Il nous a tant fait rêver", étendant allègrement le jugement positif porté sur une facette talentueuse d’un individu à
l’ensemble de sa personnalité.
En l’espèce, le cas de depardieu est représentatif de ce besoin actuel quasi pathologique d’admiration sans limites de pseudo-héros ; en effet, il n’est que
d’écouter les interviews de ce personnage volontiers brutal, grossier avec ses interlocuteurs, ou d’égrener la liste des dictateurs qu’il honore de son amitié pour se faire une idée de sa
"beaufitude", qui n’a pas attendu son exil belge pour s’exprimer. Arrêtons d’admirer béatement des vaches sacrées !
Sur l’aspect fiscal on n’entend pas de remise en cause des règles de cette maison commune qu’on appelle Union Européenne, et dans laquelle il paraît normal qu’un pays colocataire siphonne la
partie fiscale d’une richesse produite chez son voisin de palier. Exigeons l’interdiction pour tout les membres de l’UE de l’hébergement fiscal d’un ressortissant produisant sa richesse dans un
autre État membre.
Et les vaches, sacrées ou non, seront bien gardées...
Gilles Debacq
Marianne N° 818/819 du 22 décembre 2012
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