Par Joie Des Mots
Par Fabrice Nicolino
Tentons une seconde d’être sérieux. Bien entendu, je ne peux
qu’être soulagé par la défaite de Nicolas Sarkozy. Cet homme m’était insupportable, comme aucun autre président avant lui. Je croyais en avoir détesté plusieurs. Mais il me faudrait trouver des
mots nouveaux pour évoquer la personne du vaincu d’hier.
Pour le reste, je souhaite rester bref. La crise écologique planétaire est-elle une forme inédite de menace sur la vie ? Y a-t-il eu, au long de l’aventure humaine, quoi que ce soit de
comparable ? Les écosystèmes les plus essentiels, le cycle de l’eau, le climat risquent-ils - ou non - de connaître des effondrements brutaux ? Les réponses ne sont-elles pas évidentes
pour toute personne moyennement informée ? Question annexe : pour quelle énigmatique raison notre espèce détruit-elle son habitat, et de plus en plus vite ?
Toute politique devrait s’atteler, en priorité absolue, à ces gigantesques chantiers de l’esprit humain. J’ai écouté d’une oreille, hier au soir, notre nouveau président, François Hollande. Il
est évident qu’il est à des années-lumière de la moindre interrogation vraie. Et cela ne changera pas. Il n’est plus temps d’ergoter, de supputer, de se mentir : les socialistes et tous
leurs alliés, Verts compris, ne feront rien qui garderait un sens au regard de la situation. J’entends bien que cela sonne comme un désespoir. Tel n’est pourtant pas mon sentiment. Il faut agir,
assurément. Et faire de la politique, bien sûr.
Mais en ayant des idées claires sur les impasses définitives du jeu officiel. Il faut rompre, voilà le chemin. Tout le reste est, tout le reste demeurera insignifiance.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog