Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Lors des débats politiques ayant précédé la primaire de la droite affairiste, l’écologie, la nature, la condition animale et même l’anthropocentrique « environnement » ne furent évoqués négativement que pour assurer au lobby de la chasse que le loisir de mort représente une saine « gestion de la faune » et pour affirmer aux entrepreneurs conquérants, chevaliers de la croissance et de l’emploi, qu’ils ne seront plus entravés dans leurs spéculations par un stupide principe de précaution (L’environnement : ça commence à bien faire).
Lors des primaire de la gauche, la nature, la condition animale furent peu évoquées et l’écologie se résume à des choix techniques, des planifications écologiques, des transitions énergétiques, offrant des occasions de croissance nouvelle. Durant leur dernier débat, Manuel Valls rappela son attachement au nocif projet d’aéroport de Loire-Atlantique, Benoît Hamon refusant cette agression contre la nature et mentionnant furtivement la disparition des espèces et notamment des primates. Quant à l’écologie politique, il faut bien objectivement constater son évanescence, son silence assourdissant. Elle a été victime des jeux d’appareil, là où il fallait une ouverture, un vaste rassemblement, un éclatement des comités Théodules groupusculaires.
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