Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Les querelles subalternes, les comportements névrotiques, les intolérances farfelues, les scissions permanentes, le refus des diversités éparpillent la nébuleuse des défenseurs du vivant, de l’écologie, de l’animalisme. Ce n’est pas demain la veille que les protecteurs du vivant auront leurs députés et leurs gouvernants. Leur propension aux divisions inexpiables les condamne à la marginalité dans l’État, alors qu’ils sont majoritaires dans la société.
Bien qu’en phase avec la sensibilité des contemporains, les amis de la nature et du vivant se confinent à l’impuissance politique en raison de pulsions scissionnistes, de leur goût de la chapelle où s’épanouit l’égotisme de l’une et de l’un. Impossible de rassembler ceux qui veulent l’abolition des actes de cruauté envers les animaux et qui militent pour laisser une place à la biodiversité menacée par la « croissance », le productivisme, les traditions. Nos sympathiques écologistes, animalistes, naturalistes découvrent toujours mille motifs d’affrontements, d’oppositions irréductibles. Il y a trop de petites associations, de petits partis animalistes ou écologistes, excellente recette pour échouer face aux ennemis de la terre. Car face à cette poussière de groupuscules rivaux, les ennemis de la terre font bloc et constituent un État dans l’État, une Bastille assiégée par l’évolution des mentalités, mais très solidement gardée.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article33231

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog