Par Joie Des Mots
Pour commencer, il faudrait oublier les discours convenus sur la croissance (espérée) et l’emploi (forcément désirable) pour repenser d’un même mouvement travail et loisirs. Prendre soin de ses proches, écrire un livre, consacrer quelques heures à du soutien scolaire, s’investir dans une activité associative ou politique, voilà ce qu’est véritablement le travail, suggère Standing. Dans la Grèce antique, cette activité « effectuée pour sa valeur d’usage » avait « pour fonction première de nouer des amitiés » entre citoyens. À ne pas confondre avec le vulgaire « labeur », pénible et chronophage, qui revenait aux esclaves et aux métèques. Aujourd’hui, bizarrement, « on ne détermine pas ce qui est ou non travail par rapport à la nature de la tâche mais par rapport à qui en est le bénéficiaire », remarque Standing, qui dénonce là « une victoire de la société de marché sur la logique ». Cuisiner pour sa famille ou ses amis ? Ce n’est pas un « vrai » travail, croit-on. Dans le cadre d’un job à la cantine ? Travail. « Tout au long du XXème siècle, le travail en temps qu’"emploi" (à savoir tout travail ayant une valeur d’échange) a été mis sur un piédestal tandis que toutes les autres formes de travail étaient méprisées », évacuées des statistiques comme des discours politiques. À l’aune de ses propres expériences professionnelles, le lecteur ressentira la pertinence de cette distinction.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article34470
Le travail avait pour notion première de lier des relations d'amitié ...
Voilà une phrase qui me va ... parce que le salaire universel je ne suis pas forcément contre sauf si c'est pour rester chez soi, devant BFMTV, une bière à la main.
Si on donne cette suprême liberté aux gens de ne pas travailler, il faudra vraiment qu'en amont l'école leur ait donné le goût de la vie et je dirais même, le goût de l'effort ...

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