Par Joie Des Mots
Par Pierrick Tillet
Beaucoup d’émoi autour de l’utilisation du 49.3 pour faire passer en force la loi Travail. En réalité, la problématique qui se pose désormais va bien au-delà du pensum imposé par Bruxelles et mis en forme par les ganaches qui nous gouvernent : par delà cette loi emblématique de toutes leurs saloperies, ce sera eux ou nous.
« Stratégiquement, la situation est des plus simples », résume le site lundimatin. « Nous voulons destituer ce qui nous gouverne ; et ce qui gouverne veut se maintenir, à n’importe quel prix. Il n’y a pas de question de “violence” là-dedans, il y a deux volontés qui s’affrontent : nous voulons les renverser et ils ne le veulent pas. Libre à eux. L’affaire sera tranchée sous les yeux de tous. » Il y a presque bientôt deux mois, naissait un mouvement populaire inédit : #NuitDebout. Or non seulement celui-ci ne donne pas le moindre signe d’essoufflement, non seulement il est parvenu à sortir quasi sans encombres des pièges grossiers tendus par les fossiles du monde d’avant : #NuitDebout = “crise d’adolescence” bobo contaminée par des “casseurs organisés”. Mais le voilà qui mue, quitte le cadre étriqué de ses places républicaines, se radicalise et se propage, non seulement dans les rues et les lieux publics ou privés, mais pire encore, dans les esprits.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article31288
Un brin ambitieux ? Et alors ! Quand on a à dispo un mouvement comme #NuitDebout, on ne mégote pas, on fonce dans le lard. Car ainsi conclut le billettiste de lundimatin, que je plussoie ici sans l’ombre d’une hésitation : « Il n’y a plus de position neutre : tous ceux qui s’expriment autour de ce qui gronde en France en ce moment se rangent d’un côté ou de l’autre, pour la destitution du gouvernement ou contre elle. Entre les deux, il n’y a rien. »
Je suis pour la destitution de ce gouvernement mais pas pour le remplacer par un Juppé.
Je suis pour une reprise en main totale de ces politicards ...

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