Par Joie Des Mots

Depuis ma migration
à travers tant de corps
les siècles s’entassent
sur mes os
Mon ombre se cogne
à chaque paroi
Le monde est virtuel
Le visible
reste invisible
Le courant de vie
qui me traverse
est sans retour
Lorsque je plonge
en moi-même
je vois la terre entière
qui tourne dans mon sang
Anise Koltz
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