Par Joie Des Mots

(...) je voulais m’en aller par les chemins cachés,
bordés de haies,
par les sous-bois de ronces
et les pistes à ornières reliant les villages abandonnés.
Il y avait encore une géographie de traverse
pour peu qu’on lise les cartes,
que l’on accepte le détour et force les passages.
Loin des routes,
il existait une France ombreuse protégée du vacarme,
épargnée par l’aménagement qui est la pollution du mystère.
Une campagne du silence,
du sorbier et de la chouette effraie.
Sylvain Tesson
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