Par Joie Des Mots

C’est drôle, quand on s’enfonce ainsi en soi et qu’on marche vers cette lointaine lumière habitée, c’est comme un paysage nocturne qui se déploie, grandiose, empli d’autant de sensations et de phrases qu’une forêt peut résonner de cris d’oiseaux et de bruissements d’animaux, de senteurs de fleurs et d’écorce, de mousse, de champignons ; son mental transformé en paysage ou en forêt, en territoire de chasse et de cueillette où s’accomplissent des trajectoires cinglantes à travers bois, sinueuses, au milieu des taillis et des ronces, ou au contraire plus douces, rapides, rectilignes, sur l’épiderme d’une plaine cultivée.
Eric Reinhardt
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog