Par Joie Des Mots
Le même jour, Gérard Larcher annonçait que le président avait l’intention de réunir le Congrès à Versailles la veille de la déclaration de politique générale de son Premier ministre. On nous avait promis le retour du président qui préside au-dessus de la mêlée, laissant le chef de gouvernement gouverner et diriger la majorité parlementaire. On retrouve un hyperprésident vibrionnant, s’occupant de tout, écrasant son assesseur, s’asseyant sur les usages parlementaires et piétinant les droits de l’opposition. Nicolas Sarkozy, qui s’y connaissait en hyperprésidence vibrionnante, n’aurait pas pu faire le quart de la moitié de ce qu’Emmanuel Macron ose depuis quelques semaines sans être taxé de dérive poutinienne.
Cette histoire de questure peut paraître anecdotique, elle n’en est pas moins révélatrice d’un état d’esprit. Mais évidemment, pas un mot sur cette histoire au journal de 20h de France 2. Service public oblige… Défendre les droits de l’opposition, la séparation des pouvoirs, le contrôle du budget de l’Assemblée nationale, pourquoi pas ? Mais quand même pas avec Eric Ciotti et Christian Jacob ! Ainsi va le petit monde politico-médiatique en ce début d’été 2017. Comme me le souffle un bon esprit : « jusqu’ici, tout va bien ! »
http://www.causeur.fr/macron-hyperpresident-assemblee-questure-opposition-45214.html

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