Par Joie Des Mots

Le sommeil s’abreuve aux corolles
rire végétal du soir
sous nos corps muets
des cendres profondes
Tu es l’amphore
où jouit en secret ma chair
devenue songe
Vite prends-moi
que j’existe
prends-moi
que je prenne ma part de feu
Manon McNicoll
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