Par Joie Des Mots

il y avait toutes ces saisons que nous ratons,
celles que je désirai tant voir venir,
s'épanouir à mon seul désir, ma douce paix ;
à cet instant au bord de la rivière,
j'assistais avec délice
à la fin de celle de la floraison des marronniers,
assis sous leur ombre,
où quelques pétales,
les premiers,
tombaient selon les faibles accélérations de la brise parcimonieuse ;
cette saison que je rêvais,
ce bonheur intense dans la remarquable lumière de midi
Pierre Cressant
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