Par Joie Des Mots
Philippe de Villiers évoque « les quartiers perdus de la République, les quartiers conquis où s’est installée une nouvelle population, avec d’autres mœurs, d’autres croyances, d’autres coutumes.
Les responsables, c’est la classe politique, qui depuis cinquante ans nous a expliqué que l’immigration était une chance pour la France… La classe politique qui continue aujourd’hui comme hier avec Emmanuel Macron à faire rentrer 500 000 personnes par an, ne se rend pas compte, ne veut pas se rendre compte qu’elle installe une contre-société en France ».
Le problème de l’immigration est posé, présenté de telle sorte que tout contestataire, tout contradicteur, soit perçu comme un fasciste, un raciste. Pour les tenants de la pensée politiquement correcte, l’immigration est un bienfait. Le pays doit accueillir de plus en plus d’immigrés. Leurs enfants seront français. Ils combleront les vides laissés par une démographie anémiée. Les frontières sont supprimées.
Selon un discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. D’un point de vue historique, cette affirmation est fausse. Après la période des grandes invasions, du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français demeure le même. Au XIXe siècle, apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur. La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d’Italiens, d’Espagnols, de Polonais, et de ressortissants d’autres nations de l’Est. Ceux-ci s’assimilent peu à peu, par le biais de l’école, du service militaire, et de leur volonté. Certaines institutions exercent une force intégratrice : l’Église catholique, les syndicats, le Parti communiste.
À partir de 1946, la seconde vague vient d’Algérie. Sous la IVe République, les pouvoirs publics font venir cette main-d’oeuvre, afin de trouver une issue à l’explosion démographique de la population musulmane d’outre-Méditerranée.
Après 1962 et l’indépendance de l’Algérie, le flux migratoire reprend, en vertu de la libre circulation stipulée par les accords d’Évian. L’immigration est officiellement interrompue en juillet 1974, pour motif économique. Le regroupement familial, autorisé en avril 1976, accroît dans les faits le nombre d’arrivants. D’autres courants migratoires apparaissent, issus d’Afrique Noire ou d’Asie.
Le 26 octobre 1985, le Figaro Magazine publie des projections selon lesquelles 9 480 000 étrangers d’origine non européenne vivront en France en 2015. Plus du tiers des naissances proviendront des étrangers originaires d’un pays non européen.
https://ripostelaique.com/limmigration-doit-etre-controlee-et-limitee.html

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