Par Joie Des Mots
En première partie, Sansal évoque les événements du 7 octobre en Israël, s’étonnant que l’Europe n’ait pas compris que le Hamas allait un jour ou l’autre sortir de son rôle de mouvement de résistance pour devenir un mouvement terroriste, dans le but d’internationaliser le conflit israélo-palestinien.
« La Palestine n’existait pas au moment de la création de l’Etat d’Israël, insiste Boualem Sansal. L’ONU décide de partager ce territoire – qui n’a jamais été parfaitement défini – entre Israël et qui ? On ne sait pas. « Les Arabes ». Mais quels pays ? Il y a eu des tentatives entre « les Arabes », mais ils n’étaient pas d’accord : entre les Arabes syriens, les Arabes irakiens, les Arabes marocains… C’était un accord entre Israël et… rien ! Les Arabes étaient au départ uniquement représentés par les tribus qui vivaient en Palestine : tribus syriennes au nord, tribus irakiennes, etc. »
Les pays arabes se sont détournés des Palestiniens, les considérant comme des fauteurs de troubles, « des menteurs, des lâches. On va vous donner de l’argent et foutez-nous la paix ! » (sic…).
Les Palestiniens se sont alors tournés vers l’Occident. Tous les pays européens ont décidé de soutenir les Palestiniens, financièrement, diplomatiquement, en appelant Israël à négocier. Il y a eu les accords de Camp David, d’Oslo… Finalement, constate Sansal, « les Palestiniens ont davantage gagné avec les Occidentaux qu’avec les pays arabes qui cherchaient au fond à les instrumentaliser pour des raisons de politique intérieure. Les Palestiniens ont des ambassades à Paris, à Londres, aux Etats-Unis… Ce lobbying a superbement fonctionné, et on a commencé à voir de plus en plus de condamnations d’Israël de la part des pays occidentaux. »
https://ripostelaique.com/boualem-sansal-on-ne-combat-pas-les-islamistes-avec-le-droit-et-la-gentillesse.html

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