Aux mots, à leur accent, aux choses, Aux mille questions que l'on pose, Au lourd silence inopportun, Aux rêves qui fuient un à un ; Aux sanglots réduits au silence, Au lourd silence fait de souffrance, Aux souffrances faites d'aveux Qu'on ne dit plus...
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J'adore sortir fin septembreparmi les mûres grasses, trop mûres, glacées et noiresmanger des mûres au petit déjeuner,les tiges très piquantes, une pénalitécar l'art noir se mériteet comme je me tiens parmi ellesportant les tiges à ma bouche, les baies...
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Tu m'as dit, "c'était bien hier soir" quand on s'est relevés pour chercher le bruit dans la maison. Et puis ce qu'on a fait après. J'ai dit, oui c'était bien. Je n'ai pas beaucoup d'à-propos. C'est pour ça que j'écris des poèmes. J'aurais dû dire : chaque...
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LA CONFUSION DES GENRES Hommage national de Castex aux humanitaires, tués en allant visiter un parc de girafes. Comme s’ils étaient des soldats. Et prenaient les mêmes risques. Personne ne nie la tragédie, pour ces jeunes gens qui auraient pu être nos...
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les mots ont été pour moi une façon de ne pas perdre le passé ou plutôt d'être agréablement bercé par l'idée que ce passé écrit résistera au temps, l'idée que je puisse le relire m'aura suffit à mon bonheur ; et la joie c'est au moment où j’écris et non...
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Je n'ai pas besoin d'argent. J'ai besoin de sentiments, de mots, de mots choisis avec soin, de fleurs comme des pensées , de roses comme des présences, de rêves perchés dans les arbres, de chansons qui fassent danser les statues, d'étoiles qui murmurent...
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Le jour de la mort de ma mère (rupture d'anévrisme au cerveau) avait été pour moi une merveilleuse journée d'automne. Le soir nous nous étions parlé au téléphone, ses derniers mots : " Je raccroche, on frappe" ! J'ai souffert pendant 20 ans du décès de...
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une femme de l’allée appelle les chrysanthèmes du parc des marguerites d’automne, un nom qui en leur enlevant leur connotation mortuaire, semble les alléger d’un poids trop lourd pour leur floraison, un nom alors qui leur va si bien, dignement alignées...
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«on dirait que le vent faiblit» prononce ma voisine ; phrase que l'on ne peut entendre que sur les bords de mer comme si il y aurait finalement un langage propre au lieu ; en ville on ne parle pas du vent de la sorte ; la vue (encadrée ou étendue) influence...
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Tout texte a une justification et un sens car personne n'écrit pour rien : que ce soit pour être lu et partager, pour se libérer, se sentir exister, parce qu'on ne parvient plus à parler, qu'on se sent seul, enfermé, oui, tout texte a une légitimité et...
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