Petite pluie. Une vallée sans nom sur la carte. Exotisme tout familier d’une cosse lâchant sur le sentier sa lourdeur de grains noirs. Juments bleuies d’herbage jusqu’au ventre. Rien, trois fois rien, mais en nous une paix balbutie. C’est rare de ne pas...
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La poésie est dans la rue, dans le ruisseau, elle est tout à fait dénuée de hiérarchie, elle ne sait pas. Elle ne sait rien. Elle est le chant de notre ignorance. Elle ne connaît pas son homme, ni ses amours, ni ses idées politiques, ni ses ambitions...
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Les plantes voyagent. Les herbes surtout. Elles se déplacent en silence à la façon des vents. On ne peut rien contre le vent. En moissonnant les nuages, on serait surpris de récolter d'impondérables semences mêlées de loess, poussières fertiles. Dans...
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Je vis, où mes parents et grands-parents vivaient, une banlieue tranquille du sud de Nantes. Il y a bien un groupe de HLM tout près, mais au fond ce n'était que des immeubles d'habitation ordinaires, pas du tout les grandes zones de non-droit du nord...
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La poésie est dans la rue, dans le ruisseau, elle est tout à fait dénuée de hiérarchie, elle ne sait pas. Elle ne sait rien. Elle est le chant de notre ignorance. Elle ne connaît pas son homme, ni ses amours, ni ses idées politiques, ni ses ambitions...
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Il n'existe aucun secret qui ne puisse être découvert, on ne peut rien cacher dans le monde civilisé. Notre société est comme un bal masqué, chacun y cache sa véritable nature et la révèle par le choix de son masque. Ralph Waldo Emerson Il écrivait ça...
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Et nous serons nos seuls témoins. Entre ma bouche et ton oreille, ni complices ni parasites, rien que le regard des étoiles qui se contentent de scintiller, lumières filantes de la nuit. Pas besoin du vieux mythe d'une instance supérieure ni de tierces...
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Oeuvre de Francine Van Hove Le soleil brille. Les rayons traversent la ville comme des rouleaux compresseurs. Ils sont lourds et opaques et quand ils happent les passants on ne voit plus rien après. Certains s'empressent de disparaître au hasard d'une...
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Hulot, 10 000 fois hélas Par Fabrice Nicolino Chers lecteurs, Certains d’entre vous savent que je travaille pour Charlie et je dois écrire sur Hulot dans le numéro de mercredi prochain. Je ne m’étendrai donc pas, désolé. Mais je peux vous dire à quel...
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Il n’y a pas de porte ni de gardien dans la forêt bien qu’elle soit le Temple. Rien à ouvrir ou à fermer. Chacun trouve en elle son chemin. Sa lumière dans les bouleaux. Puis les feuillages retombent et gardent le secret. Jean Mambrino
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