Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Les passions parfois, les intérêts plus souvent encore, jettent les groupes humains les uns contre les autres pour la conquête de territoires, de sources d’énergie, de richesses et d’idéologies contraires. Depuis les derniers conflits "dits mondiaux", les juristes ont tenté « d’humaniser » la guerre en lui assignant des bornes édictées par le Droit.
On parle, concept étrange, de « Droit de la guerre » reposant sur deux limites juridiques. Le recours à la guerre suppose d’une part un motif légitime, fondant une « juste guerre » et, d’autre part, des moyens admissibles, excluant, en théorie, les armes massives chimiques et bactériologiques. L’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien vient de conduire les trois puissances occidentales à lancer quelques missiles et bombes sur des installations industrielles et militaires de ce pays susceptibles de receler de telles munitions. Prenant du recul, non pas jusqu’en Syrie où s’affrontent une dictature d’un côté et des terroristes islamistes de l’autre, mais depuis une autre planète nous offrant une plus large perspective, la guerre est un crime, ce qui rend suspecte la notion même de « crime de guerre ».
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article37683
Si l’humain s’humanisait et renonçait à infliger à autrui des maux, cela n’empêcherait ni la maladie, ni le déclin, ni la mort de se charger d’accabler les vivants. Sans la guerre et sans la loi nauséabonde du Marché, guerre inter-individuelle permanente, la souffrance perdurerait encore. Toutefois, l’homme n’ajouterait plus le malheur au malheur et pourrait consacrer son génie, ses talents, son énergie à faire triompher partout et toujours La Vie.
Gérard Charollois

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