Par Joie Des Mots
Par Nicole Péricaut
Il y aura un an, ce jeudi 24 avril, l’immeuble du Rana Plaza à Dacca, au Bengladesh, s’effondrait, provoquant la mort de 1 138 ouvriers du textile sous-traitants de 28 marques internationales de prêt-à-porter.
Quinze d’entre elles n’ont toujours pas daigné verser un centime au fonds d’aide aux victimes, parmi lesquelles Benetton d’habitude prompt à valoriser ses actions humanitaires. Autre gros client négligent : le leader mondial de la grande distribution Walmart, déjà commanditaire de l’usine textile Tazreen partie en fumée l’année précédente, se fait tirer l’oreille. Pourtant, assure Philip Jennings, du syndicat UNI Global Union, la contribution demandée aux donneurs d’ordres s’élève à moins de 0,2 % des 22 milliards de profits qu’ils ont collectivement empochés l’an dernier.
Une pétition circule sur Internet pour demander à Auchan et à Carrefour – lequel nie toute relation avec cette usine malgré la découverte d’étiquettes à sa marque – de s’assurer que les familles des victimes et les 2 000 survivants reçoivent des compensations décentes. Douze mois se sont écoulés et le fonds ne dispose que d’un tiers des sommes nécessaires.
Les syndicats et les ONG notent que Primark, la chaîne irlandaise de prêt-à-porter, fut la première à proposer son aide. Selon ses dirigeants, sa contribution s’élève à 12 millions de dollars.
Le Nouvel Observateur N° 2580 du 17 avril 2014

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