Par Joie Des Mots
Personne n’en est sorti vivant. Malgré les apparences, aucun parti ne peut se targuer d’une quelconque victoire aux européennes. Le paysage politique français est un champ de ruines dont il est encore bien difficile d’envisager la reconstruction.
Le RN reste un parti d’opposition
Marine Le Pen demande des législatives, ce qui est normal, avec plus de proportionnelle, ce qui l’est moins : une telle revendication montre que le RN n’est pas encore dans sa tête un parti de gouvernement ; il veut plus de places, il ne veut pas se donner les moyens de réformer la France en profondeur, ce qui ne lui serait possible qu’avec le maintien du mode de scrutin actuel.
La gauche est verte
Mais il fallait quand même un exutoire : ce fut le parti des Verts. Troisième parti avec 13,5 % : quel succès ! Mais il n’est que d’apparence : loin de signifier comme on le croit le retour en force de la préoccupation environnementale, ce résultat montre que le vote écologiste était le seul qui restait possible aux déçus du macronisme qui ne voulaient pas voter à droite ou aller aux extrêmes.
La droite s’est « modémisée »
Pour être reconnu comme le chef de file de l’opposition, il faut s’opposer. A qui ? Au pouvoir en place et à lui seul. Attaquant inutilement le Rassemblement national, ce qui déplait à tous les électeurs de droite et d’une certaine manière le met en valeur, LR s’est complu dans le rôle du tiers parti entre les deux grands ; il s’est en quelque sorte « modemisé ».
https://www.causeur.fr/lrem-lr-rn-verts-gagnants-perdants-161792

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