Par Joie Des Mots
En 2011, la naissance de Phyto-victimes permet de réunir quantité de témoignages qui montrent une contamination généralisée. Combien de victimes des pesticides chez les paysans ? Nul ne sait, car nul n’a cherché. Mais certains faits commencent à s’imposer. Le 4 mai 2012, malgré un travail de sape inouï de la FNSEA – un « syndicat » paysan, rappelons-le -, la maladie de Parkinson est inscrite au tableau des maladies professionnelles des paysans. « Une avancée considérable, explique l’avocat François Lafforgue, qui institue la « présomption d’imputabilité ». La victime n’a pas besoin de prouver qu’une molécule a atteint ses neurones. Il faut et il suffit qu’elle soit atteinte d’un Parkinson et qu’elle ait bien travaillé au contact de pesticides ». Cette petite révolution permet, à une échelle encore bien trop modeste, d’obtenir des reconnaissances en maladie professionnelle ouvrant des droits à pension, même s’ils sont le plus souvent ridicules. Mais au fait, Parkinson ? Le médecin-jouvenceau, Olivier Colin, pédagogue-né : « Pour nous, spécialistes, la date-clé est la parution d’un article scientifique en 2009, fort bien construit, qui vaut preuve. [1] Parkinson, qui touche environ 150 000 personnes en France, dont plus de la moitié diagnostiqués avant 60 ans, n’est donc pas une maladie de la vieillesse. Elle est pour le moment la seule maladie clairement reliée à l’exposition aux pesticides, mais d’autres pourraient suivre ».
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article26981
Fabrice Nicolino

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