Par Joie Des Mots
Tu voulais que je te dise
le secret du renouveau.
Mais je garde le secret
tout autant que le sapin.
Arbre dont les milles doigts
indiquent mille chemins.
Je ne te dirais jamais, mon amour,
pourquoi si lentement le fleuve coule.
Mais je mettrai en ma voix l’eau dormante
Le ciel cendré de tes regards.
Tourne autour de toi, ma brune,
et prends garde bien à mes feuilles.
Tourne encore, tourne toujours
jouant à la noria de l’amour.
Quand je le voudrais, je ne puis te dire,
hélas, le secret du renouveau.
Garcia Lorca
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