Par Joie Des Mots

Je voudrais un baiser d’une vertu perverse
Tel une communion aux bouches des amants
Qui rouvrirait encore une blessure aimant
À la cicatriser avec le vice inverse
Où l’âme à travers l’autre épanche et se déverse
L’eau qui déborde enfin de ce recueillement,
Un rire ou un sanglot goûtant furieusement
Un baiser où soudain… soudain, tout se renverse !
Je veux un baiser lent à me donner la fièvre
Faire gonfler d’envie d’autres sanglantes lèvres
Et qui relancerait le silence de l’acte.
Je voudrais qu’il me taise et qu’il boive, livide,
Le baiser qui s’écoule à tout mon corps frigide :
Je voudrais un baiser… ce baiser comme un pacte !
Fabienne Passament.
* si le titre vous parait un peu étrange, c'est un clin d'oeil à ma chère Mémé.
Elle chantonnait toujours des airs d'opérettes et un particulièrement :
"Un baiser, un baiser, un baiser, pas sur la bouche" ... j'ai un peu triché.
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