Par Joie Des Mots
Les anti-gaz de schiste font la trogne : il y a, à nouveau, du gaz dans l’eau… Certes, la France a interdit, en 2011, l’exploitation de cette ressource par la
méthode de la fracturation hydraulique. Certes, l’automne dernier, François Hollande en personne s’est opposé à ce type d’extraction. Mais voilà que ça tangue. Il suffit d’écouter le discours
dominant dans les médias. Et de lire le récent "rapport d’étape" concocté par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST).
Réhabilitation illégitime du gaz de schiste
Les gaz de schiste refont surface. Au sens propre (si l’on ose l’adjectif) aux États-Unis : ils fusent dans des milliers de
tuyaux et de têtes de puits, entre Pennsylvanie, Texas et Dakota. Ils refont surface également, au sens (pour l’instant) figuré en Europe et singulièrement en France… Les industriels en veulent,
et vite ! Question de compétitivité. Les financiers les réclament et, derrière eux, des escadrons d’économistes et de journalistes obnubilés par la "relance" et le "magnifique impact" potentiel
de ces produits sur notre "croissance", dont chacun sait qu’"elle n’est pas au rendez-vous". Les descriptions de ces thuriféraires nous offrent la perspective d’un "Eldorado français". Les gaz de
schiste feraient de nous un autre Qatar, au point que nous pourrions racheter le Paris Saint-Germain !
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