Par Joie Des Mots
Avec brio et sous forme d’une lettre à Raymond, Fabrice Nicolino revient sur l’histoire accablante de la l’agriculture construite par les pouvoirs publics depuis le début du vingtième siècle et particulièrement depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Car il s’agit bien de la construction d’un « vaste merdier »…
L’auteur montre que sous le plan Marshall, il y avait bien « un plan ». Il présente l’inondation des « marchés européens d’aides matérielles sous la forme de belles productions américaines », le rôle de l’industrie cinématographique, « un pulpeux imaginaire », dans la construction du « seul avenir désirable ». Et avec le plan, le rôle de la chimie de synthèse, du DDT… Pouvoirs publics, INRA, CNJA et FNSEA, « révolution définitive de l’agriculture », pesticides, maïs industriel, herbicide (l’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique… plus connu sous le nom d’agent orange, massivement déversé sur le Vietnam par l’aviation étasunienne). Changer de nom, habiller d’un nouveau nom une « modernité » frelatée et toxique, parler de « phytopharmacie »… La « France consommerait des pesticides par centaines de milliers de tonnes, qui pourriraient les sols, les rivières, les nappes phréatiques, les fruits, les légumes, l’air, l’eau de pluie et la rosée du matin », pour les intérêts bien compris de Rhône-Poulenc, Monsanto, Bayer, Syngenta, BASF , etc.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article27661

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