Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Les peuples premiers nourrissaient une approche magique du monde avec ses tabous, ses peurs, ses mythes. Notre société connaît un tabou criant : la question animale. Non pas tant par la réponse apportée à la question que par le refus de la poser, l’interdit du débat. Nul ne conteste que l’animal soit un être sensible. Mais, la société fonctionne dans la négation de cette évidence.
Contre la torture tauromachique, contre la chasse, contre l’industrie de la fourrure, pour le statut nouveau de l’animal, des gens de mieux se mobilisent, manifestent, s’exposent à la violence des négationistes qui savent pouvoir injurier, menacer et frapper les militants, avec la pusillanimité quasi-complice des pouvoirs publics. Les graves brutalités perpétrées par les amateurs de corrida à Rodilhan, à l’encontre des adversaires de ce spectacle n’ont fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire, trois ans après les faits et nonobstant les preuves des délits. La loi n’atteint pas identiquement les amis des animaux et ceux qui tuent, massacrent, torturent, braconnent et occasionnellement incendient les maisons des parcs et réserves naturelles.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article26846

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