Par Joie Des Mots

À l’image de ces brodeuses,
si prévoyantes quant à la longueur de leur fil,
je me dis parfois qu’on devrait mesurer la longueur de patience
qu’il faudra pour arriver à vivre certaines choses,
la longueur de peine ou de douleur nécessaire pour vivre les chagrins,
mais ne pas oublier la longueur illimitée du bonheur à vivre et à donner,
pelote que l’on laisserait se dévider,
se dérouler,
sans qu’il soit besoin d’y faire un nœud.
Savoir bien mesurer sa dernière aiguillée…
Anne Sylvestre
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