Par Joie Des Mots
Par Yves Paccalet
Ce 27 août 2015, François de Rugy a quitté Europe-Écologie-les Verts. Peu après, c’est le tour de Jean-Vincent Placé. D’autres suivront. EELV explose. De Rugy et Placé ne sont ni les premiers, ni les derniers qui disent adieu aux Verts. Daniel Cohn-Bendit a mis les pouces, comme Dominique Voynet ou Noël Mamère. J’ai moi-même rendu ma carte il y a deux ans. Je ne pouvais vivre plus longtemps dans l’ambiguïté et l’impuissance, prisonnier d’un parti dévoyé de ses buts originels par un groupe gauchiste borné, où les dirigeants jouent surtout la carte de leurs ambitions personnelles.
On me demande ce que je pense de ces départs, et ce qui va s’ensuivre. Voici le point de vue d’un écologiste qui a aussi derrière lui quarante années d’écologie non politique ! J’ai adhéré à EELV en 2010, dans la belle et prometteuse séquence d’ouverture, de créativité et de convivialité initiée par Dany Cohn-Bendit. J’espérais alors une ruche bourdonnante. L’essaim s’est dépeuplé. Le parti s’est métamorphosé en une structure bardée de règlements intérieurs et ponctuée de « motions » langue de bois, où la ligne unique consiste à mettre la barre toujours davantage à l’ultragauche. EELV s’est refermée comme une huître sur son règlement intérieur abscons et son socle idéologique bien plus rouge que vert. Elle s’est mise au service d’une poignée de dirigeants opportunistes et arrivistes, au premier rang desquels figure Cécile Duflot.
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