Par Joie Des Mots
Elle est arrivée dans ma vie, je m'en souviens, ma fille cadette était là, c'était dans les 10 premiers jours de février. Il faisait du soleil. Nous étions dans la véranda avec des amis de Sarah, elle s'est perchée sur le fil à linge, c'était un peu acrobatique, je suis sortie, elle s'est laissée approcher. Un jour elle a été blessée, il faisait très froid, elle s'est laissée prendre et a semblé heureuse d'être dans la cage où je l'avais mise. Elle était très bavarde. Quand le beau temps est arrivé, j'ai sorti la cage dehors et un jour elle m'a fait comprendre qu'elle voulait être libre. Elle boitait légèrement mais avait récupéré toutes ses plumes, je lui a ouvert la cage. Elle vivait dans le quartier, chantait toute la journée, chez moi, elle était chez elle, elle entrait dans la maison, se perchait n'importe où, puis repartait quand elle en avait envie. Parfois elle allait sur une étagère où elle était un peu coincée pour décoller, j'en profitais lâchement pour la prendre, je nichais sa tête dans mon cou, puis je la relâchais dehors. Hier, comme je n'allais pas assez vite pour lui donner ses graines elle s'est perchée sur mon poignet, à son habitude et hier soir, nous étions front contre front au bord de la mangeoire. Ce matin, quand j'ai ouvert la porte, des plumes blanches partout, j'ai retrouvé son pauvre petit corps dans un buisson.
Je hais les chats, je les hais vraiment. Les maîtres qui ont des chats doivent faire comme nous maîtres de chiens, ces Putains de chats ne doivent pas dépasser les limites de leur jardin ... je hais les chats !
Je me demande même si elle n'était pas rieuse, je l'entendais ricaner parfois. Elle roucoulait toute la journée, je la situais dans le quartier, ce matin, plus un chant ...

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