Par Joie Des Mots

Toutes les vagues ne se ressemblent pas.
Certaines montent trop haut
pour que l'on ose l'expliquer,
Détailler les embruns.
Les immortaliser.
On les regarde prudemment alors la vitre s'embue.
Quelque chose a cassé à l'intérieur.
Trop de tension.
Trop d'images à la suite.
Et peu importe le reste.
Une sirène troue le silence.
La plage change de format.
On en perd la distance à chaque ondée de gris.
C'est un banc d'émotions qui s'approche du bord.
On y veut des couleurs.
On lance le filet de nos yeux.
Mais comme en soi, ça remue trop.
Jean-Baptiste Pedini
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